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Étudier au cégep

Boom des demandes d’admission au SRAM : les régions en tête

Les futurs étudiants des cégeps avaient jusqu’au 1er mars pour choisir leur programme dans un collège. Quels programmes ont-ils choisis? Nous avons posé la question à la directrice générale du SRAM, madame Renée Verlaan, et à madame Geneviève Lapointe, directrice des communications.

Par Alain Lallier, Portail du réseau collégial

Une demande accrue, particulièrement en région

À sa 54e opération annuelle d’admission, le SRAM a reçu 3221 dossiers additionnels par rapport à l’année 2025, soit 4,7 % d’augmentation au 1er tour. Regroupant 32 établissements, le SRAM constate une augmentation plus grande dans les cégeps en région, où l’augmentation s’élève à 8,1 %, contre seulement 2,6 % pour la région métropolitaine. En tout, cela représente 2150 demandes de plus dans les cégeps en région.

Une croissance importante des cheminements Tremplin-DEC

Les programmes préuniversitaires connaissent une augmentation de 4,7 %, soit près de 1 500 étudiants de plus que l’an dernier. Au niveau des programmes techniques, l’augmentation est de 4 %. Dans les cheminements Tremplin DEC, on constate une croissance de 9,2 %.

La directrice générale de SRAM, Renée Verlaan

Selon madame Verlaan, cette statistique est problématique : « Nous avons travaillé fort afin de sensibiliser le réseau scolaire pour nous assurer que les élèves possèdent les préalables nécessaires à l’entrée au cégep, afin de ne pas les placer dans une position précaire en matière de persévérance et de réussite. » Pour Geneviève Lapointe, ce chiffre peut aussi révéler un problème de choix d’orientation : « On constate beaucoup d’anxiété par rapport au choix d’orientation de carrière. Même les parents sont très anxieux. Une bonne partie des jeunes n’arrivent pas à faire un choix. Il préfère le Tremplin DEC plutôt que de choisir tout de suite un programme. »

Les demandes augmentent en Soins infirmiers et en Sciences de la nature

De son côté, le programme de Soins infirmiers connaît une augmentation de 10,1 %. Il s’agit d’une bonne nouvelle dans un contexte de pénuries d’infirmières. On remarque également une grosse augmentation en Techniques d’hygiène dentaire, mais cela ne risque pas de se traduire par des admissions supplémentaires, car la capacité d’accueil des collèges qui offrent ce programme est limitée.

Geneviève Lapointe, directrice des communications.

En Sciences de la nature, les augmentations de 5 % se poursuivent année après année. « Il y a un attrait évident pour les sciences de la part des jeunes », commente madame Lapointe.

Dans le programme Techniques d’éducation à l’enfance, on constate une légère baisse de 1,7 %. Mais cette diminution n’inclut pas l’offre importante de cours dans cette discipline à la formation continue.

Les jeunes sont toujours très intéressés aux techniques policières. La demande pour ce programme connaît d’ailleurs une augmentation de 8,5 %, qui suivait une autre augmentation de 15 % l’an dernier. Voilà un programme très à la mode.

Dans les collèges anglophones

Le SRAM gère aussi l’admission pour cinq collèges anglophones. À ce chapitre, on ne constate pas d’augmentation significative de la demande, car la mesure de contingentement des devis pédagogiques est toujours en vigueur. Ce constat exclut le Collège Dawson, qui ne fait pas partie du SRAM et qui gère lui-même ses admissions.

Les réponses

Les étudiants qui font une demande au SRAM pour un programme dans un cégep reçoivent une réponse positive dans 80 % des cas au premier tour. Pour les 3 tours, 93 % des personnes réussissent à intégrer leur collège préféré et 95,4% sont admises si elles font des démarches complètes, c.-à.-d. en participant aux 3 tours.

En tout, 71,6 % des demandes proviennent de jeunes du secondaire, alors que 3 % des demandes ont été déposées par des étudiants ayant déjà suivi un parcours universitaire.

Manque d’espaces dans les collèges?

Est-ce que l’augmentation de la demande pourrait se heurter à la capacité d’accueil de certains collèges qui manquent d’espaces? Selon madame Lapointe : « Beaucoup de facteurs doivent être considérés pour bien répondre à cette question. Il y a le facteur immobilier, les salles de classe, etc. Mais il faut également tenir compte de l’augmentation des places, notamment dans les programmes techniques, où l’on s’est doté des moyens pour accueillir le plus d’étudiants possible. »

Quand un élève reçoit une réponse négative à son choix de 1er tour, il est informé de toutes les places disponibles dans tous les programmes de tous les cégeps du SRAM, et ce, autant à Montréal qu’en région. D’ailleurs, madame Verlaan précise qu’il reste des places au 2e tour dans certains programmes des établissements de la métropole.

Contrer les demandes de dernière minute

Bon an mal an, pour des raisons de transport, de séparation des parents ou autres, un nombre significatif d’élèves envoient leurs demandes à la dernière minute. La directrice générale affirme que le SRAM a travaillé très fort sur cette problématique. Des mesures d’informatisation des démarches avec les collèges facilitent le processus. Elles ont permis de contrer ce phénomène en partie cette année. « Nous avons passé le message aux conseillers d’orientation et auprès des parents et des jeunes afin qu’ils s’y prennent à l’avance pour bien entrer leurs demandes d’admission. On pense par ailleurs que la présente cohorte a eu de la misère à trouver des places en garderie, au secondaire, ou encore d’avoir accès à certaines activités physiques. Plusieurs d’entre eux sont donc habitués à se dépêcher pour faire leurs demandes. Cette année, le problème des inscriptions à la dernière minute a été moindre. Et nous en sommes vraiment contents. »

Diminution significative des demandes des étudiants étrangers

Sans surprise, l’énorme diminution des candidatures en provenance de l’étranger a atteint les 50 %! Ce recul nous ramène loin en arrière après des années d’efforts pour recruter à l’étranger avec un certain succès. « Ça devient problématique pour certains types de formation, car les candidatures des étudiants internationaux apportaient une contribution significative. Ils nous permettaient d’offrir une carte de programmes variée et étendue à travers toute la province », affirme Geneviève Lapointe.

Le SRAM soutient toujours les collèges dans le recrutement des étudiants étrangers. « Nous participons aux missions internationales; nous donnons de l’information; nous appuyons les candidatures internationales. Le SRAM a investi près d’un million de dollars au cours des dix dernières années à ce chapitre », conclut madame Verlaan.

 





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