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Rentrée des cégeps
La surpopulation étudiante pas près de se résorber
Pour une troisième année consécutive, les cégeps accueilleront un nombre record d’étudiants
Geneviève Lajoie Journal de Québec
Pour une troisième année consécutive, les cégeps accueilleront un nombre record d’étudiants. Et la surpopulation n’est pas près de se résorber, alors que le réseau collégial devrait franchir le cap des 223 000 étudiants en 2034.
De plus en plus vétustes et en mal de financement, les cégeps devront se débrouiller pour accueillir plus de 7000 étudiants supplémentaires pour la rentrée, prévue cette semaine dans la majorité des établissements de la province.
« La tendance à la hausse se maintient, souligne Marie Montpetit, présidente de la Fédération des cégeps. Et la population étudiante devrait croître de 31 % d’ici 2035. »
Une croissance marquée de la fréquentation, alors que les établissements d’enseignement collégiaux se remettent à peine de deux années de « compressions difficiles » imposées par le gouvernement de la CAQ.
Sans parler du sous-financement pour le maintien et l’agrandissement des bâtiments, évalué à plus de 900 millions $, qui force les cégeps à faire preuve d’imagination pour accueillir toujours plus de jeunes.
« Il y a toutes sortes de mesures qui ont été prises. Il y a certains cégeps qui ont allongé leurs heures de cours, il y en a qui ont agrandi par l’intérieur, transformé certaines salles ; le grand défi collectif qu’on a, c’est de pas laisser de jeunes sur le carreau », renchérit Marie Montpetit.
Marie Montpetit, présidente de la Fédération des cégeps. Photo fournie par Marie Montpetit
Locaux modulaires
Depuis quelques années, comme c’est le cas pour les écoles primaires et secondaires, les locaux modulaires se multiplient sur les campus des cégeps pour pallier le manque d’espace.
La présidente de la Fédération des cégeps voit cette solution d’un bon œil pour répondre à un besoin rapide et urgent. Mais les classes préfabriquées ne sont pas le remède à long terme, prévient-elle.
Les établissements que fréquentent les jeunes adultes québécois ont « besoin d’amour » et de véritables rénovations.
« La hausse est due au mini-baby-boom de la fin des années 2000, donc c’est une croissance qui était attendue, ça fait longtemps [...] que le gouvernement [sait] qu’il va y avoir des besoins très importants d’infrastructures pour être capable de maintenir l’accessibilité à l’ensemble des cégeps. »
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À l’aube de la campagne électorale, elle demande d’ailleurs aux différentes formations politiques de s’engager à défendre l’accessibilité aux 48 cégeps du Québec et de soutenir un réinvestissement massif dans le réseau.
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